Denis Diderot, critique et précurseur du matérialisme.

Né en 1713 à Langres et meurt en 1784 à Paris, Denis Diderot marqua les esprits. Ecrivain, philosophe et encyclopédiste français, il fut connu pour son érudition, son esprit critique et un certain génie.
Il laissa son empreinte dans l’histoire de tous les genres littéraires auxquels il s’était essayé : il posa les bases du drame bourgeois au théâtre, révolutionna le roman avec Jacques le Fataliste et inventa la critique à travers ses Salons.

Il nous exprime ses idées matérialistes dans Lettre sur les aveugles par un dialogue très audacieux entre un philosophe aveugle et un prètre venant lui apporter l’extrême onction. Cette conception philosophique et athée lui valurent plusieurs semaines d’emprisonnement au donjon de Vincennes. En proposant plus de matière à un raisonnement autonome du lecteur plutôt qu’un système complet, fermé et rigide Diderot se démarqua des autres écrivains de l’époque.

Diderot supervisa une des plus grandes oeuvre du XVIIIème siècle : L’Encyclopédie.(1747-1765). Dans cet ouvrage, Diderot nous donna une présentation du christianisme en choisissant un angle d’attaque particulier, Il se servit d’un argument historique en utilisant comme support à sa réflexion les guerres de religions (les croisades, la St Barthélémy, l’inquisition, …). On peut voir ici une forte critique exprimer surtout de façon métaphorique.

Mais mal connu de ses contemporains, éloigné des polémiques de son temps et des conventions sociales, mal reçu par la Révolution, il devra attendre la fin du XIXèmee siècle pour recevoir enfin l’intérêt et la reconnaissance de la postérité dans laquelle il avait placé une partie de ses espoirs.

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